Lettre dispersée

Que faire des blogs ?

La Lettre dispersée
2 min ⋅ 04/11/2025

Essayer et rester sur site

J’ai testé Substack au moment de la migration loin des réseaux sociaux, quand X est devenu, enfin, et pour un grand nombre, un peu trop, et Facebook pas mieux. Et puis aussitôt la plateforme américaine de newsletter s’est avérée être du même bois biaisé et extrême que ses homologues “sociaux”. J’en suis resté au blog, au site, qui existe, persiste, fonctionne (jusqu’aux RSS qui restent le moyen le plus simple et équitable d’accéder à un contenu publié librement sur site web), mais semble oublié, ou mal perçu, ou trop difficile ? J’avais appelé cette lettre le Journal dispersé, et donnais des nouvelles du site, le Journal éclaté, de temps en temps. Pour voir, tester, est-ce que des lecteurices découvraient et adhéraient à mon écriture ? Mais il aurait fallu passer un temps fou de marketing, respecter certaines normes (régularité, photographie (de visage si possible), etc.), et rien de neuf sous le soleil vert. Je parlais déjà à ce moment-là du mouvement hors des RS vers les sites et les infolettres, mais encore aujourd’hui cela reste confidentiel, presque. Les plateformes accaparent encore les vues, les likes, les espoirs.

Et puis je ne suis pas tellement versé dans l’art de l’infolettre : régularité, esprit de synthèse, adresse plus directe aussi, peut-être. Cependant, je veux bien réessayer, sur cette plateforme française, qui peut rémunérer (cependant que j’ai un bouton très peu visité sur mon site), semble plus honnête que les américaines, pour l’instant, après tout c’est une startup et il faut un modèle économique, on verra. Chloé Delaume résume très bien l’esprit du moment, l’ère du temps, pour son passage à Kessel, à l’infolettre, au mail, et c’est ici. Et en ce qui me concerne, donc : cette lettre dispersée.

Il s’agira toujours de rediriger vers mon site. Quoique le présent message n’existe qu’ici sous forme de mail… Bref, le texte que j’avais écrit au moment de quitter les RS, quand un mouvement (une dispersion ?) semblait largement possible, est ici :

L’invasion des LLM, 13 novembre 2024Quitter les Réseaux sociaux à l’heure de l’invasion massive des IAs”.

Yasutaro Mitsui with his steel humanoid robot, Tokyo, 1932Yasutaro Mitsui with his steel humanoid robot, Tokyo, 1932

Le Journal éclaté

Les derniers textes du Journal éclaté ? Si vous découvrez, il y a la page d’accueil avec deux textes anciens puis les plus récents, il y a une page de tous les mots-clés pour savoir sur quoi, avec quoi et qui j’écris. Enfin, récemment :

Se battre, 4 novembre : L’impression de me battre ici dans l’interface, le site, ici. # · · · ·

Étrange amour, 2 novembre : Dr. Strangelove est toujours chaudement d’actualité. # · ·

Une femme invisible, 30 octobre : Une femme invisible, un monde truqué. # · · ·

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La Lettre dispersée

Par Joachim Séné

Joachim Séné est né sur les terres sans radioactivité notoire de Picardie vers 1975. Après l’obtention d’un diplôme d’ingénieur informatique, de banlieue en banlieue, il a traversé plusieurs fois la Seine, puis la Marne, où il laisse désormais son empreinte carbone. Il a travaillé onze ans comme développeur dans le privé, avant de se mettre à son compte, pour développer des sites web pour la littérature, et écrire.

Il a publié Disparitions, Apparitions en 2025, La Boucle impossible avec Anne Savelli en 2024, L’Homme heureux en 2020 au sujet des câbles sous-marins qui transmettent et mélangent nos données (avec d’autres formes possibles). Village qui traverse plusieurs fois un village dans un pays plat, et rêve de ville. Sans et C’était dans l’open-space et comment en sortir. Arthur Maçon est l’histoire du premier homme. La crise (rééditée et suivie de Je ne me souviens pas, en 2017) qui explore les mots du pouvoir et se poursuit dans une anticipation poétique. Le tout chez Publie.net. Depuis 2019 son livre en trois coupes, Équations football (chez D-Fiction), n’est plus disponible. Tous les livres.

Il écrit régulièrement dans son Journal éclaté sur jsene.net (l’ancien site, Fragments, chutes et conséquences a tendance à disparaître sous l’effet de la patine numérique) et irrégulièrement dans la revue remue.net avec des algorithmes. En programmant il lui est arrivé de travailler avec Philippe de Jonckheere, ici, ou avec la Marelle sur un prototype de Bruits pour Anne Savelli.

Il anime enfin un site de renumérisation relire.net. Ainsi que, depuis 2015, le site de créations sonores et littéraires L’aiR Nu avec Anne Savelli, Pierre Cohen-Hadria, Gilda Fiermonte et Thierry Beinstingel et d’autres, site qui propose une librairie libre de livres numériques en co-écriture, sur la ville.